En ce moment, ça fuse de tous les côtés autour de ThePirateBay et du Parti Pirate suédois. Alors que nos chers amis de TPB avaient migrés leurs serveurs, dans la joie et la bonne humeur, dans un ancien bunker de l’OTAN aux Pays-Bas (chez l’hébergeur Cyberbunker), la BREIN, institution néerlandaise pour la défense des droits d’auteur, avait lancé une action en justice contre le tracker. En gros, il était demandé à ce que TPB bloque l’accès à son site pour les internautes hollandais. Pour chaque jour passé sans que la décision ne soit appliquée par les administrateurs du site, la justice avait imposé 50 000€ d’astreinte. En prévision de la non-application de cette décision, la BREIN avait lancé une demande de blocage à plusieurs FAI des Pays-Bas, leur demandant de bloquer l’accès à TPB à leurs utilisateurs.
Sauf que … la justice hollandaise a statué contre cette demande, et donc contre le blocage de TPB, tout comme l’a fait la justice belge quelques jours auparavant. Les ayants-droits sont donc déjà bien remontés contre les administrateurs, considérant « inacceptable » le fait que les administrateurs du site puissent ne pas respecter des décisions de justice.
Mais à côté de ça, le Parti Pirate suédois a décidé de venir en aide au site. Si jamais, lors des prochaines élections législatives en Suède, le Parti Pirate parvient à décrocher une ou plusieurs places de parlementaires (ce qui n’est pas impossible, étant donné leurs scores lors des élections européennes), les parlementaires feraient s’installer les serveurs du site … dans les locaux du Parlement. Ainsi, The Pirate Bay serait alors localisé sur les serveurs du Parlement qui tombent sous le coup d’une immunité parlementaire. Non seulement la manoeuvre est astucieuse, mais elle pourrait aussi faire gagner quelques voix au Parti Pirate, tant la possibilité que The Pirate Bay devienne intouchable juridiquement peut être intéressante.
Plus fort encore, le Parti Pirate a récemment créé son propre … fournisseur d’accès à Internet, nommé PirateISP, et qui devrait se développer dans toute la Suède dans les jours qui viennent. Les prix proposés sont similaires à ceux habituels (entre 25€ et 55€ selon la vitesse de connexion), mais c’est surtout la politique de protection de la vie privée qui est intéressante. En effet, PirateISP est associé à ViaEuropa, la société qui prend en charge le service iPredator permettant d’avoir une connexion sécurisée et anonyme à Internet (via VPN payant). Ainsi, la connexion est totalement anonyme, et PirateISP assure qu’aucun log de connexion ne sera enregistré. Impossible de savoir donc quel abonné à visité quel site, ni à quel moment. Selon les responsables, rien ne les oblige en effet à enregistrer ces logs, et ils considèrent comme les forcer à le faire serait anticonstitutionnel. Bien entendu, si jamais la police devait intervenir, le FAI serait forcé de coopérer, mais sans ces fameux logs, la coopération risque de vite être inutile.
Encore une fois, The Pirate Bay et le Parti Pirate semblent prêt à relever tous les défis, et à pousser encore et toujours le bouchon un peu plus loin (tellement loin que même Maurice il y arrive pas o/). Après, il est vrai que comme Korben l’a souligné, il est dommage que l’on soit obligé d’avoir un « parti » dédié à la défense de la vie privée, aux télécommunications et aux droits d’auteur, tant ces sujets n’intéressent pas les grandes formations politiques. Mais c’était la même situation il y a quelques années avec l’écologie, qui est maintenant un sujet abordé par tous les partis. Bien entendu, les Verts ne défendaient pas ouvertement le téléchargement illégal et n’affichaient pas un joli « Pirate » dans leur nom, mais je ne pense pas que ça soit une « balle tirée dans le pied », cela permet de frapper l’opinion toujours plus haut et toujours plus fort \oO/
Alors qu’en France, la loi HADOPI est en vigueur depuis le 21 juin (jour de la fête de la Musique, quelle ironie o/), la Finlance a décidé une action historique : le droit universel de l’accès à Internet. Oui, vous avez bien entendu, en Finlande, avoir accès à Internet est devenu un droit. Ainsi, chaque citoyen est en droit de demander à ce que son foyer soit raccordé à Internet, avec une connexion minimale d’1 Mbits/s. Cependant, le coût pour les FAI est à relativiser, puisque 95% des foyers finnois sont déjà raccordés à Internet, et ils ne sont tenus que de proposer l’abonnement (celui-ci restant payant, quand même )
Pourtant, cette décision est historique, puisque la Finlande est le premier pays au monde à reconnaître l’accès à Internet comme un service universel, au même titre que la poste ou le téléphone. On se souvient d’ailleurs du débat européen, concernant une certaine loi Télécom, qui visait à reconnaître l’accès à Internet comme un droit, et qui aurait pu gêner la mise à en application de HADOPI en France, car il aurait été alors impossible de couper par sanction administrative les connexions. Le gouvernement a alors contourné le problème en refourguant le droit de sanction aux juges, qui n’ont apparemment que ça à faire Les Finlandais vont même plus loin que le simple accès 1Mbs/s pour tous : le ministère des Communications vise à relier l’intégralité de la population à la fibre optique d’ici 2015. Un projet ambitieux, mais réalisable, et que je soutiens totalement. Quand on voit que les FAI français sont extrêmement frileux concernant la fibre optique, alors que les autres pays sont déjà en train d’installer la fibre sur leur réseau, et qu’on nous dit que la France est « à la pointe » concernant les télécoms, on se demande bien où on va
A côté de ça, que se passe-t-il dans notre beau pays du fromage, du vin et de la baguette ? Hacker Croll, ce jeune « pirate » (notez les guillemets) qui avait réussi à accéder au panneau d’administration de Twitter écope de 5 mois de prison avec sursis, ce qui est ma foi, relativement honnête. Et tiens, puisque l’on parle de Twitter, Twitter à l’Assemblée, on en pense quoi ?
Pas du bien apparemment En effet, Lionel Tardy (un des seuls députés UMP opposé à HADOPI, c’est assez exceptionnel pour le souligner) a reporté sur Twitter des petits compte-rendu d’une séance de l’Assemblée qui se déroulait normalement à huis-clos. ll a été rapidement invité à cesser, car il ne respectait donc pas les « règles » du huis-clos. Dans un article sur son blog, il se défend, et explique que bon nombre de députés « trichent » sur le huis-clos de façon bien moins technologiques : SMS anonymes aux journalistes ou tout simplement, quitter la séance avant la fin et tout déballer aux médias qui attendent dehors. D’autant plus qu’un compte-rendu intégral du huis-clos est publié peu après. Enfin bref, un peu d’hypocrisie ne faisant jamais de mal, l’interdiction de Twitter à l’Assemblée se verrait donc bientôt discuté … à l’Assemblée. Lionel Tardy va-t-il twitter pendant les débats sur Twitter ? Tout cela a l’air bien récursif en tout cas
Derrière ce titre apparemment jovial et dérisoire se cache en fait un véritable dessin animé. Oui oui, vous avez bien lu, il existe un dessin animé vantant les mérites de la loi Hadopi. Celui a été réalisé par France5 et diffusé sur son site de vidéos éducatives : la Curiosphère.
Je vous laisse d’abord apprécier le dessin animé :
EDIT : kaputt la vidéo, France 5 l’a faite supprimer pour atteinte aux droits d’auteur
Résumons : le vilain Super Crapule, l’ado boutonneux qui, bien planqué derrière son PC, peut télécharger tout plein de centaines de films et d’albums sans jamais rien payer aux artistes, et ainsi ruiner totalement l’économie cinématographique et musicale en France :’( Heureusement, le gentil Monsieur Super Hadopi, en le menaçant de le mettre en prison, et lui en faisant réaliser ainsi que télécharger illégalement c’est du vol, sauve les ayant-droits de la faillite, et permet ainsi que la France continue à créer des oeuvres artistiques. Joie dedans mon corps \o/
En gros, la propagande du gouvernement passe trèèèèès bien, d’autant plus que la Haute Autorité n’est aucunement impliquée dans ce spot, France 5 l’a réalisé de son plein gré (ce qui est d’ailleurs d’autant plus inquiétant). Bien entendu, il est important que les jeunes comprennent la façon dont Hadopi est censée fonctionner (c’est à dire la riposte graduée), mais à aucun moment, le spot ne fait référence aux points suivants :
Où et comment télécharger des oeuvres légalement ?
Que faire si l’on est accusé à tort ?
Comment prouver son innocence (oui, avec Hadopi, on doit PROUVER son innocence)
Comment reconnaître la légalité de l’illégalité sur les réseaux P2P et Emule ?
Ces points me paraîssent fondamentaux quand on essaye d’expliquer aux gens (et a fortiori ceux qui sont concernés par le sujet) sur quoi repose une loi. Or, le dessin animé ne fait que renforcer les idées reçues : le téléchargement « tue » les artistes. D’ailleurs, on fait passer celui qui télécharge illégalement des oeuvres pour un profiteur qui ne paye jamais et ne rétribue jamais les artistes. Ce qui est faux, puisque différentes études ont montré que les plus téléchargeurs étaient aussi ceux qui consommaient le plus de bien artistiques et culturels (films/musique/jeux). Par ailleurs, le fait que la rétribution des artistes est complètement phagocytée par les marges que se prennent les majors est totalement passé sous silence. Un artiste indépendant a besoin de vendre beaucoup moins d’albums à 10€ chacun qu’un artiste sous label qui vend à 20€ pour toucher la même somme. N’y aurait-il pas, par hasard, un problème ici ?
De plus, le dessin animé fait aussi l’amalgame entre télécharger et pirater (comme sur les spots des DVD, où l’on voit bien la barre « Downloading » progresser). Or, il existe du contenu légal (notamment des logiciels libres) que l’on peut télécharger gratuitement sur les réseaux Torrent et Emule. Quand on repense au logiciel de contrôle de téléchargement de Orange qui « préservait » l’utilisateur du téléchargement illégal en bloquant purement et simplement les logiciels de P2P, on a l’impression de tomber sur la tête.
Au final, les nombreux points « délicats » de la loi, qui mettent largement en cause sa légitimité, sont totalement écartés, et la parole gouvernementale est ici largement reproduite sans ajouter de réflexion au débat.
Dingue, le 11 août 2009, je postais mon premier article sur ce blog, après avoir changé d’hébergeur quelques semaines plus tôt (passage de 000webhost.com à Kelio, à cause de la limitation du nombre de fichiers imposée par le premier).
Je ne me souviens plus très bien pourquoi j’ai décidé d’installer un WordPress sur mon site, probablement parce que la plate-forme Blogspot (qui hébergeait mon dernier blog) ne m’avait pas comblé.
Du coup, me voilà sur WordPress, à poster des articles de façon sporadique, certains n’ayant carrément aucune utilité. Le nombre de visiteurs est plutôt correct, sans que je fasse de pub excessive, cependant le nombre de commentaires est extrêmement bas. Or, qu’est-ce qu’un blog si ce n’est une plate-forme d’expression permettant aux lecteurs de REAGIR ! De ce côté là, je n’ai pas de solution miracle, mais qui sait, la gloire et la célébrité seront peut-être miens dans les mois/années/décennies à venir \o/
Bref, après cette presque année écoulée sur le blog, celui-ci subit une deuxième vague de modifications (tout comme le site, qui va en subir une bientôt, il faut juste que je m’y mette ). Ainsi, maintenant vous pouvez :
Suivre l’actu du blog avec les flux RSS (propulsé par FeedBurner) avec l’icône en haut à droite
Profiter du nouveau logo et du nouveau design général \o/
Utiliser la navigation par onglet dans la barre latérale
Apprécier la nouvelle animation du « nuage de tags »
Au passage, j’en profite pour signaler aux bloggeurs que WP est passé en version 3.0 récemment, et que je n’ai pas eu de problèmes majeurs (que ce soit la compatibilité des extensions ou autre).
Le libre c’est mal. Dixit l’INPI (Institut National de la Propriété Intellectuelle).
La Cité des Sciences organise en ce moment une exposition sur la contrefaçon, et parle donc des droits d’auteur. En conséquence, il a donc été demandé à Isabelle Vodjdani, une universitaire, d’écrire un texte pour expliquer le concept du « Libre », en relation directe avec les droits d’auteur, ce qui permettrait de faire entrevoir au public les différentes facettes du monde actuel. Cependant, pour cette exposition, la Cité des Sciences est affiliée à l’INPI, qui a catégoriquement refusé la présence du « libre » dans l’expo. Isabelle Vodjdani a ainsi reçu ce mail :
(…) notre partenaire principal, l’INPI, est farouchement opposé à ce que l’exposition donne la parole aux défenseurs du « libre ». Nous avons essayé de discuter et d’argumenter avec eux mais l’INPI reste intransigeant sur sa position. Nous sommes donc obligés, avec grand regret, de ne pas présenter votre parole que vous aviez, aimablement, accepté de rédiger et d’enregistrer. (…)
Sympathique, non ? Pour faire simple, l’INPI refuse au public le droit de se renseigner sur des positions et opinions qui divergent de la sienne. Ainsi, c’est de la censure pure et simple, comme le souligne le Parti Pirate dans un billet sur son blog.
Personnellement, je trouve que l’exposition risque de compromettre encore plus l’idée qu’ont les gens de la contrefaçon. Le mot « télécharger » n’implique pas forcément l’illégalité, et dorénavant on considère que « copier » un logiciel c’est le pirater, ce qui est absurde. On pousse les gens à penser que tout doit se payer, et qu’il n’existe qu’un seul moyen d’être dans la légalité : acheter. Encore une bonne raison pour boycotter les défenseurs de la pseudo « propriété intellectuelle ».
Il se passe un nombre de choses intéressantes assez impressionnant ces temps-ci Certains sont même des plus inquiétantes.
Tout d’abord, Facebook lance « OpenGraph ». OpenGraph consiste à permettre à des sites tiers – comme Youtube, les services Google ou n’importe quel autre qui voudrait adhérer au programme – d’intéragir avec votre profil Facebook. Mais de façon assez poussée, par exemple vous tombez sur une photo au hasard d’une page Web. Un petit clic, et vous « aimez », et c’est affiché sur Facebook.
De même, le site pourrait regarder votre profil et afficher vos amis qui « aiment » eux aussi, ou encore utiliser vos informations personnelles (et publiques sur votre profil) pour personnaliser sa page. Sympa, non ?
Oui, mais du coup, il y a deux reproches que j’aimerai faire à Mark Zuckerberg (PDG de Facebook). Le premier est le même que celui que l’on peut faire à Google : le Web ne peut pas se résumer à un seul acteur. Le but sous-entendu de Facebook dans cette histoire, c’est de devenir l’intermédiaire privilégié entre les sites internet, tout le monde irait piocher dans le réseau Facebook. C’est une espèce de conquête du Web, similaire à celle lancée par Google avec ses services Docs, Gmail et AdSense (publicité ciblée online). Je trouve ça assez inquiétant, puisque il y aurait les sites « compatibles FB » d’un côté, et les autres à part.
De plus, je m’inquiète aussi pour les données personnelles des gens. A l’origine, je trouve que FB a une politique concernant la vie privée assez tendancieuse. En effet, ils proposent bien des paramètres assez judicieux, mais la majorité des gens gardent ceux par défaut, assez aberrants. Il faut savoir par exemple, que quand vous utilisez une application (y compris les « quizz » ou autres « tests »), l’auteur a accès à votre profil. Ainsi, avec OpenGraph, il serait possible de créer des vraies bases de données centralisées sur les utilisateurs.
Je vous invite donc à lire Clubic et Korben.info.
Autre nouvelle, assez peu rassurante, c’est que des milliers de poste sous XP Service Pack 3 ont subi un plantage assez violent à cause … de leur antivirus. En effet, McAfee (qui édite le logiciel en question) a mis à jour sa base de donnée récemment, ce qui a causé une panne terrible. L’antivirus reconnaissait le processus svchost.exe – un composant de Windows anodin qui gère le réseau – comme étant malveillant. S’ensuivait un redémarrage en boucle du PC, voire même la suppression de svchost.exe. Or sans ce programme, impossible de se connecter au réseau.
Je vous laisse imaginer l’impact que cette histoire a pu avoir dans certaines entreprises, où la majorité du travail est effectué dans un réseau local et où les postes ont été inutilisables pendant près de 24h, le temps de localiser la source du problème et d’effectuer la maintenance. Bien entendu, McAfee a transmis ses excuses concernant ce terrible faux positif.
That was a trap ! (C’était un piège, note de traduction )
Et oui, vous vous attendiez vraiment à un article sur Mickael Jackson ? O RLY ? Vraiment ? Non, ça me déçoit là
Bref après cette petite blague sympathique, voici le véritable article, qui va parler de métal, donc rien à voir avec Mickael Jackson (aucun pedobear dans cet article ).
Je crois que des trolls sur Internet, j’en aurais vu un certain nombre. Des gros, des beaux, des velus, bref des trolls. IRL aussi, d’ailleurs, j’en ai vu des sympathiques. Mais là, c’est du lourd. On mix un combo sur un troll religieux et musical. Peut-être que certains le savent, la député apparentée UMP Christine Boutin souhaite interdire le Hellfest, un festival français de metal du côté de Nantes. Motif : le Hellfest est un festival incitant au culte satanique. Je vous laisse juger de l’absurdité des accusations. Mais sur un Internet, un individu nommé thechouan a posté la vidéo suivante, que je vous laisse regarder.
Stupides, idiots et irréfléchis. Voilà ce que je pense des propos qui sont tenus ici.
Outre certaines absurdités sur le plan purement théologique (dans la Bible, le fruit de la connaissance n’est jamais explicitement mentionné comme une pomme, ni le serpent d’ailleurs), et sur le plan purement réthorique (des ailes d’ombre et de lumière ?! õ.Õ ?!), il y a un amalgame réel entre fiction et réalité.
Lorsqu’un groupe comme Iron Maiden joue « The Number of the Beast », bien sûr que les paroles ne sont pas des versets de la Bible. Mais Bruce Dickinson (chanteur de Maiden) est un type normal, il ne sacrifie pas des poussins dans son garage et ne dort pas dans un cercueil.
Il faut se réveiller, au XXIe siècle, si des gens sont encore assez bornés et vivre dans leur monde cloîtré et sont tellement étriqués d’esprit qu’ils ne parviennent à distinguer un jeu d’acteur de la réalité, alors l’heure est grave. Ca me rappelle les propos tenus par Michel Drucker à l’Eurovision 2006 concernant le groupe finlandais de metal Lordi. Le groupe joue déguisé en monstre sur scène, et Drucker et son co-animateur ont dénigré le groupe de façon odieuse. Pourtant, Lordi a gagné l’Eurovision. Je doute que M. Drucker se soit beaucoup remis en question après cet épisode, néanmoins cela montre bien que certaines personnes ne vivent pas dans leur époque.
Franchement, le Hellfest n’est absolument pas un festival satanique. Bien sûr, une grande partie des métalleux ont une philosophie un peu spéciale, qui est de profiter de la vie à fond sans vraiment tenir compte des conventions sociales. Mais ET ALORS ? Dans le cadre d’un festival, ils ne gênent personne. Alors quand je vois les tags de la vidéo (« profanation », « franc-maçonnerie » (SRSLY §§§ è_é) ou encore « antichrétien »), j’ai vraiment envie d’aller dans la rue et de gueuler un bon coup. Un musicien (et a fortiori un groupe), c’est un peu comme un acteur, sur scène, il doit se construire une image. Mais c’est un personnage qu’il joue, et les groupes de hard rock n’incitent aucunement à « casser du chrétien » ou autre connerie évoquée dans la vidéo.
Mais pour en revenir à l’auteur, quand je vois les autres idioties infâmes de sa page, je comprend mieux. Des vidéos pour dire que l’islam est l’ennemi de la société, que la société actuelle est manipulée par les illuminati et la franc-maçonnerie, qu’il faut revenir dans le droit chemin du Seigneur etc … Thechouan, si un jour tu me lis, saches que tu crois comprendre le monde, mais que ce n’est qu’une illusion. Croire à un complot mondial c’est une excuse facile pour justifier le fait que le monde est complexe à aborder. Tu penses probablement que je suis un suppôt de Satan, qui prépare en secret l’avènement de l’Antéchrist derrière mon écran d’ordinateur. Après tout, un jour quelqu’un finira par t’apprendre que le monde ne se divise pas en les « gentils catholiques qui vont à la messe » et « les païens ».
Sur ce, qu’un vent (infernal bien sûr) te porte, troll de l’intraweb qui s’ignore, en espérant ne jamais te rencontrer.
Décidément, le côté Obscur de la force du Net fait pas mal parler de lui en ce moment.
Une des dernières nouvelles concerne l’arrestation dans le Puy de Dôme d’HackerCroll, un jeune auvergnat ayant pénétré le réseau Twitter et ayant eu accès au panneau d’administration. La méthode utilisée est d’ailleurs assez simple : à grand coups de whois sur les noms de domaine des sites persos/blogs des employés de Twitter (accessibles depuis la session « About us » de leur site), Hacker Croll a fini par avoir accès à la boîte mail de l’un d’entre eux.
En effet, il est parvenu ,à partir d’informations glanées sur un blog et par les whois, à répondre à la question secrète du compte Yahoo!Mail d’un employé. Ensuite, une simple recherche sur le mot « password » dans la boîte mail lui a donné l’accès magique au panneau d’administration.
Cependant, les administrateurs du site se sont vite aperçus de l’intrusion, ne laissant à Hacker Croll que 15min pour faire des screenshots des documents internes, visiter une dizaine de comptes et glaner d’autres preuves de son passage. Il s’est avéré que l’employé en question avait prévu qu’en cas d’utilisation de la question secrète, Yahoo! devrait envoyer des mails de secours sur d’autres adresses. Ce qui fut le cas, puisque l’employé s’est aperçu de l’arrivée d’Hacker Croll sur sa boîte mail en se connectant à son compte GMail. Il a rapidement alerté les autres employés, puis la direction. Le panneau d’administration fut donc temporairement fermé.
Par ailleurs, la direction a dès lors imposé que les mots de passe des employés respectent des critères spécifiques (vérifiés automatiquement par un script interne) pour renforcer la sécurité du site, ainsi que la modification de toutes les adresses mail des employés affichées sur le site. L’enquête menée par la police française et le FBI a donc conduit aujourd’hui à l’arrestation de HackerCroll, qui ne tire aucun bénéfice de cette opération, excepté la gloire qu’il pourra glaner de cet exploit.
Vous pouvez d’ailleurs lire une interview de Hacker Croll sur Zataz.com, où il explique un peu plus en détails son cheminement et ses motivations.
Il est intéressant de noter que Hacker Croll avait posté sur le forum de Zataz concernant son exploit, et que cette information n’avait pas été prise en compte par le magazine. Lorsque Twitter a publié un billet confirmant l’information sur son blog.
Pour passer à un sujet totalement différent (quoi que ), venons à Google.
Souvenez-vous, Google a subi une attaque visant ses sources ainsi que le compte GMail de plusieurs manifestants pro-Droits de l’homme chinois, venant a priori de Chine. L’attaque aurait été « dirigée » par le gouvernement chinois depuis deux écoles d’informatiques. En réponse, Google avait tout d’abord supprimé toutes les censures de son moteur de recherche en Chine, puis menacé de se retirer du territoire chinois. Et bien dorénavant, c’est fait. Ou presque …
En réalité, Google ne quitte pas tout à fait la Chine. Google.cn redirige maintenant vers Google Hong-Kong (www.google.com.hk). En effet, Hong-Kong est un territoire chinois jouissant d’un statut spécial. Google n’y applique aucune censure ou restriction de son moteur de recherche. Cependant, le pare-feu du gouvernement chinois, leur dispositif de filtrage, continue à opérer pour les internautes. Différentes pages de résultats désapprouvés par le gouvernement affichent un message d’erreur. Décidément, la Chine du web semble décidée à se refermer sur elle-même.
On peut quand même saluer la décision de Google, qui claque la porte (ou du moins, en partie) à un marché de 385 millions d’internautes, pour une fois « Don’t be Evil » semble plutôt respecté.
Google Hong Kong : la phrase supplémentaire ajoutée signifie à peu près : « Bienvenue dans le nouveau moteur de recherche de Google dans son nouveau domicile en Chine »
Sous ce titre qui peut sembler assez pessimiste se cache une double news o/
Tout d’abord, Intel décide de migrer sous Windows 7. Un choix assez logique, puisque Microsoft a annoncé hier que le support pour Windows 2000, Windows XP Service Pack 2 (SP2) et Vista RTM sera stoppé le 13 Avril. Ainsi, seuls XP SP3, Vista SP1 et supérieurs seront supportés et mis à jour via Windows Update.
Cependant, la migration d’Intel est annonciatrice d’un énorme challenge. Les 80.000 utilisateurs d’XP de chez Intel vont passer sous 7.
L’arrivée du contrôle utilisateur (UAC) implique que certaines applications devront être adaptées, ainsi que l’ensemble du réseau de l’entreprise. Bon courage aux sysadmin et autres administrateurs réseaux
Plus complexe, le fait qu’Intel utilise encore des applications legacy tournant en 16bits risque de poser un véritable problème. Windows 7 ne supportant pas le 16 bits, Intel va devoir les adapter, ou les remplacer. Un bon point en revanche est le passage généralisé à un OS 64 bits, qui va probablement encourager les autres firmes de l’informatique à passer eux aussi à la nouvelle génération. La prise en charge du 64 bits par les processeurs étant déjà faite depuis plusieurs années, il est regrettable que le grand public n’y soit pas encore sensibilisé.
Un point assez intéressant à souligner est le report du passage à Internet Explorer 8. Le fait qu’Intel utilise encore IE6-7 est révélateur du comportement global des entreprises : alors même qu’elles prônent la sécurité, certains comportements vis à vis des logiciels utilisés sont aberrants. Bien entendu, de nombreuses extensions professionnelles utilisées dans l’intranet de l’entreprise sont compatibles uniquement sous IE6, mais il est étonnant qu’Intel ait mit autant de temps à se mettre jour.
Cela rejoint la seconde partie de cet article : IE est de moins en moins utilisé, et ce toutes versions confondues. Et d’après les statistiques de StatCounter, ce serait dû à l’augmentation du nombre d’utilisateurs de … Chrome ! Sur ces 3 derniers mois en effet, Firefox et Internet Explorer ont perdus environ 0.6% et 1.2%, alors que Chrome a grimpé que 1,4%.
D’un point de vue purement subjectif, je ne voie pas cette augmentation d’un très bon oeil. L’arrivée de logiciels « Google » de façon massive (et non confinée à des applications Web comme Google Earth, Docs ou GMail) laisse penser que Google pourrait bien venir taquiner Microsoft dans les années à venir. Chrome a un comportement parfois suspect, et même si je soutiens l’utilisation d’outils Google, je n’apprécie pas cette volonté d’intervenir sur tous les plans.
Le monopole éventuel de Google dans le domaine informatique ne me rassure pas, étant donné sa politique sur les données privées, qui n’est pas préférable à celle de Microsoft.
Moralité : utilisez Firefox. Je tiens à souligner d’ailleurs que Firefox 3.5 est le navigateur le plus utilisé au monde (22.7%) devant IE8 (21.9%), ce qui est une très bonne nouvelle puisque la tendance semble se confirmer sur ces trois derniers mois.
Aujourd’hui, ça va encore être du lourd, un petit speech à propos de Google et mes retours sur Windows 7.
Comme tout le monde (j’imagine) le sait, Google a subit une cyber-attaque contre ses services. Non seulement, cette attaque était d’une envergure assez impressionnante, mais les moyens mis en oeuvre étaient d’un niveau technologique assez important. Comprenez par là que Google signifie que cette attaque n’était pas dirigée par 3 gus dans un garage, mais bien une attaque planifiée et d’une complexité assez peu courante.
Bref, Google a subi une intrusion dans son système. Non seulement les intrus se sont attaqués à des comptes Google (et donc a fortiori Gmail) d’un certain nombre d’opposants au régime chinois actuel, mais ils ont aussi eu un accès à certaines données privées de Google, notamment des secrets industriels de la compagnie. Naturellement, Google ne se laisse pas faire, et répond du tac au tac en faisant sauter tous les verrous de google.cn (Google Chine).
Pour faire simple, toute la censure imposée par le gouvernement Chinois à Google depuis plusieurs années (la même que Yahoo! s’était empressé d’appliquer avec zèle il y a quelques années) a été supprimée du moteur de recherche. Donc quand un chinois tape Tien An Men sur Google.cn il trouve ça :
Screenshot du 22 Janvier 2010 sur Google.cn
Forcément, ça choque un peu. De même, YouTube et Blogger, autrefois inaccessibles pour les chinois sont désormais libre d’accès. Mais ce n’est pas tout. Google menace carrément de quitter le marché chinois (soit environ 450 millions d’internautes dans les années à venir). Bien entendu, Google Chine est écrasé par Baidu (le moteur de recherche « officiel » chinois), et ne possède qu’environ 30% du marché en Chine. Cependant, cette stratégie semble être totalement inappropriée, cela revient à « cracher dans la soupe », comme on dit par chez nous. La bonne foi de Google semble donc de mise, la compagnie semblant enfin vouloir appliquer son slogan : « Don’t be evil ».
Pourtant, chez Google, ils ne sont pas si idiots que ça. Pour le moment, Google Chine n’est pas spécialement rentable, et ils ont probablement retenu la leçon de Yahoo! lors de son installation en Chine. Le fait que Yahoo! obtempère sans conditions à toutes les demandes du gouvernement chinois concernant la censure avait été très mal perçu par l’opinion publique, et cette décision moralement douteuse a longtemps été un boulet attaché au pied du moteur de recherche américain. Avec cette action incivise, Google gagne une opinion favorable envers le public, sans pour le moment subir de pertes financières élevées.
Reste que selon certains experts en sécurité (anonymes), ce genre d’attaques entre pays/industriels n’est pas si rare. Il semblerait que certains industriels préfèrent cacher ces attaques, car l’annonce du vol de certains secrets pourrait être extrêmement défavorable en Bourse. D’autant plus que parfois, la politique s’en mêle, certains pays de l’Est ayant subi des attaques étranges suspectent officieusement certains États voisins comme la Russie ou la Chine.
Certaines personnes suspectent même Google d’avoir exagéré et amplifié l’ampleur de l’attaque (voire même de l’avoir inventé de toutes pièces) afin d’avoir un bon prétexte pour claquer la porte au gouvernement chinois. Peu importe les faits exacts, la situation entre Google et la Chine va être une actualité intéressante à suivre dans les prochains mois.
Je poursuis ce post sur un sujet totalement différent, Windows 7 Ultimate : le feedback.
Après plusieurs semaines d’utilisation de Windows 7 Intégrale 64 bits, je dois admettre que j’en suis vraiment satisfait. Mis à part quelques rares de problème de compatibilité de logiciels (rien de bien terrible, tout s’arrange en lançant le soft en compatibilité WinXP SP3), tout fonctionne à merveille. La reconnaissance de périphériques externes ne pose aucun souci, que ce soit des clés USB, des HDD, des cartes réseaux ou des webcams. Absolument aucun problème de réseau, ce qui est vraiment appréciable après avoir subi de nombreuses galères sous Windows XP.
Un des avantages indéniables, c’est l’ergonomie. La barre de tâches est très appréciable, et le fait de pouvoir la placer sur n’importe quel côté de l’écran est vraiment un plus (les Linux users comprendront ). On teste ainsi plusieurs configurations jusqu’à trouver celle qu’on préfère.
Les gadgets sont désormais plaçables n’importe où sur le bureau, mais cette fonction ne fait pas partie de celles que j’utilise le plus, les gadgets n’étant pas spécialement d’une grande utilité. Les effets graphiques Aero sont sympathiques à l’oeil et fonctionnent correctement, tout comme les fonctions « Shaker », Aero Peek (aperçu du bureau) et la transparence, dont j’ai déjà parlé.
Je ne pense pas avoir grand chose d’autre à ajouter. Je n’ai pas encore pu tester la fonction de partage réseau, ni celle de réseau local, mais à première vue, il n’y a aucun problème majeur. VirtualBox fonctionne sans souci et me permet d’émuler 3 distributions Linux différentes (testé et approuvé) qui sont openSUSE, Ubuntu et Debian. Kaspersky Internet Security 2010 tourne aussi sans souci, tout comme Avira Antivir et COMODO Personnal Firewall. Daemon Tools fonctionne, que ce soit sur la version 32bits ou la version 64bits de l’OS.
Pour les curieux, voici ma configuration hardware :
Asus P5K (Motherboard)
Intel E2180 Dual Core @2.00Ghz (CPU)
GeForce 7600GT (GPU)
2*1Go PC6400 G.Skill (RAM)
Maxtor 250Go S-ATA II (master)
Hitachi 160Go IDE (slave)
Tout ceci sans aucun problème. Niveau software :
Dual Boot Windows 7 Intégrale 64bits / Windows XP Pro 32bits
Kaspersky Internet Security 2010 (Pare-feu désactivé)
COMODO Personnal Firewall 3.13
Firefox 3.6
CCleaner, VirtualBox, Winamp, FileZilla, WinRar fonctionnent sans problème.
Pour résumer, jusque là Windows 7 ne me déçoit absolument pas /o/
Pour le comparer rapidement à Windows XP :
Temps de démarrage (accès au login) : équivalent
Temps d’accès à la session : 7 plus rapide
Temps d’arrêt : 7 plus rapide, mais affiche une demande en cas de logiciels encore ouverts (ce qui n’est pas systématique sous XP)
Temps de reboot : équivalent
A noter que tous ces commentaires sont fait concernant la version 64bits de Seven. Ce fait a son importance, puisque la version 32bits de l’OS semble est moins performant. A vérifier, donc
Sur ce, à la prochaine \o/
PS: j’ai fini de regarder les 3 saisons de The IT Crowd, les derniers épisodes sont awesome